Idée reçue – la pollution à vélo


Idées reçues / mercredi, janvier 30th, 2019

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Mais de quoi parle-t-on exactement lorsque l’on parle de pollution ?

La pollution est une « détérioration de l’environnement par des agents chimiques, physiques ou biologiques ». Pour ce qui concerne la a pollution de l’air, celle-ci résulte de l’introduction dans l’atmosphère de substances de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels ou à provoquer des nuisances olfactives excessives.

Quelles conséquences sur la santé?

Les effets immédiats et leur intensité dépendent de la nature du (des) polluant(s), de la dose inhalée, mais aussi des habitudes (tabagisme…) et de la vulnérabilité des personnes exposées (enfants, personnes âgées, femmes enceintes, asthmatiques, cardiaques…). Les seuils de sensibilité et les conséquences à une exposition à la pollution de l’air ne sont pas les mêmes pour tous. Cela peut se traduire par:

▶ de la gêne et de l’inconfort: picotement des yeux, irritation du nez et de la gorge…;

▶ des effets plus importants et plus gênants : nausées, toux, troubles respiratoires, aggravation des symptômes d’asthme, allergies ;

▶ des cas extrêmes : asphyxie et décès.

Est-on plus exposé en voiture ou à vélo?

Les automobilistes sont fortement exposés aux polluants, plus que les personnes se déplaçant à pied ou à vélo, car ils sont situés au cœur du trafic. En effet, l’air qui pénètre dans l’habitacle est particulièrement pollué et a tendance à s’y accumuler. Dans un véhicule circulant sur le périphérique, la concentration en dioxyde d’azote peut même être 4 à 5 fois supérieure au niveau ambiant au centre de Paris et jusqu’à 15 fois pour une voiture circulant dans un tunnel autoroutier embouteillé!

La pratique du vélo est bénéfique pour la santé. Selon les différentes études menées en France ou à l’étranger, les niveaux de polluants auxquels sont exposés les cyclistes sont près d’un tiers moins élevés que dans l’habitacle d’une véhicule, sur le même parcours. Les cyclistes sont plus libres de choisir leur place sur la chaussée et ils ont la possibilité d’emprunter certains aménagements tels que des pistes cyclables qui les éloignent légèrement du flux de circulation. Même si le cycliste inhale plus d’air du fait de son effort physique, les bénéfices du vélo sont largement positifs pour la santé. Si ça ce n’est pas une bonne raison de se mettre au vélo !

Est-ce efficace de porter un masque pour se protéger de la pollution ?

Un masque n’arrête pas tous les polluants, seules les plus grosses particules transportées dans l’air sont stoppées par les foulards plaqués sur le nez et la bouche ou les masques en papier (masques chirurgicaux). Or, ce ne sont pas les plus grosses particules qui sont les plus dangereuses pour la santé mais les plus fines. Porter ce type de protection est donc inutile car il n’arrête pas les particules fines qui pénètrent dans notre système respiratoire et qui sont sources de pathologies. La plupart des masques dits « antipollution » sont conçus pour se protéger des particules mais ne protègent pas contre les polluants gazeux. Leur efficacité dépend notamment du bon ajustement au visage et de leur entretien.

Toutes ces informations et plus encore sont disponibles sur le guide de l’ADEME « La pollution de l’air en 10 questions », disponible à ce lien : ICI sous format PDF

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