La méthode de la stratification – ou comment j’ai fais pousser des pêchers sur mon balcon


Jardin / jeudi, septembre 14th, 2017
L’été 2016 a été riche en premières dans le domaine du Zéro Déchet.
J’ai voulu tenter quelques petites expériences, comme planter des pépins de melons ou des graines de tomates.
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Pour réaliser cela, j’ai semé les graines dans des contenants (généralement des pots trouvés, récupéré par-ci par-là). J’ai acheté un sac de terreau, et je l’ai mélangé à quelques biodéchets pour qu’ils se décomposent tranquillement pendant la pousse des graines.
J’ai utilisé les noyaux des fruits que je mangeais (pêches, brugnons, abricot) au fond des pots, pour faciliter le drainage. J’en ai gardé une certaine quantité à part, qui patientait tranquillement au pied de mon citronnier.
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L’été est passé. Mes expériences ont été concluantes, puisque des pieds de tomates ont poussés dans mes jardinières, et que des pieds de melons ont envahis mon balcon jusqu’au mois de Septembre. J’ai semé trop tardivement (au milieu de l’été), je n’ai donc pu avoir qu’une seule tomate, mais pour moi c’était réussi !
Le froid arrivant, j’ai décidé de mettre tout ce petit monde : les pieds de tomates, de melons, et surtout la terre, dans le sac de terreau. Je me suis dis que les plantes auraient le temps de se décomposer pendant l’hiver, et que le terreau n’en serait que de meilleure qualité. J’ai refermé correctement le sac et il est resté tranquillement tout l’hiver sur mon balcon.
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2017 est arrivé, avec son lot de bonne résolutions. Cette année, je voulais enfin faire pousser des plants de tomates sur mon balcon, et pouvoir manger le produit de ma récolte !
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Le printemps se fait désirer, mais est finalement là. Ni une, ni deux, quand vient le temps de semer mes graines de tomates, je ressors le sac de terreau. Je n’utilise que de très petites quantités de terre, parce que je sème mes graines dans des coquilles d’oeufs. Néanmoins, très vite, je remarque un noyau germé. Un  noyau d’abricot, pour être plus précise. C’est un petit miracle pour moi. J’avais complètement oublié les noyaux. Très contente de cette coïncidence, je continue mon jardinage, et décide de rempoter le noyau, « pour voir ».
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Très vite, c’est 1, 2, 3 et finalement 5 noyaux germés que je découvre dans mon sac de terreau. Après vérification sur la toile, j’ai, sans le faire exprès, pratiqué la méthode de la « stratification », utilisée pour faire germer graines et noyaux.
Je vous donne le lien du site Rustica.com, qui explique la méthode de manière assez simple :
Je vous encourage à chercher d’autres sources, d’autres explications sur cette méthode, qui m’a personnellement semblé compliquée à appliquer lors de mes premières lectures d’articles.
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Un pêcher pousse avec les pensées dans la jardinière…

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J’ai décidé de réessayer l’hiver prochain… En attendant, deux pêchers (les deux dernières pousses sur la photo) et deux ou trois abricotiers poussent tranquillement sur mon balcon depuis que j’ai rempoté les noyaux germés.
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Les noyaux germés après quelques semaines de pousse
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S’ils sont à différents stades de pousse, c’est parce que je les ai découverts au fur et à mesure dans mon sac de terreau, ne m’attendant pas à en trouver autant !
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Rempotage de l’abricotier n°1
J’en ai depuis offert comme cadeau d’anniversaire. Très honnêtement je ne sais pas s’ils donneront des fruits. En faisant des recherches sur Internet, je n’ai cependant pas lu que cela ne pouvait pas être possible… Si des personnes qui ont tenté l’expérience passent par là, n’hésitez pas à vous manifestez !
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Juillet 2017, après 4 mois et quelques de pousse

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