GENKI : les 10 règles d’or des Japonais


Lecture / lundi, août 19th, 2019

« Ce livre compile les 10 mots japonais dont les enseignements m’ont été les plus utiles tant dans ma vie professionnelle que personnelle. Concis mais avec plusieurs degrés d’interprétation, ces mots sont devenus pour moi des règles d’or qui me permettent de trouver la motivation nécessaire pour faire au jour le jour un travail sur moi-même. J’espère sincèrement qu’ils seront pour vous aussi une source constante d’inspiration pour devenir celui que vous voulez être » – Nicolas Chauvat

Chauvat Nicolas, Genki, Les Dix règles d’or des japonais, Jouvence éditions, Juin 2018, 150 pages, 8,90€

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Rester en forme en préservant son énergie

Le premier mot signifie « être en forme » . Il vient des caractère « gen » = source, origine et « ki » = énergie vitale.
Être Genki signifie se sentir bien car son ki est équilibré.

Pour que ce soit le cas l’auteur préconise de ne pas chercher la vitesse mais la constance. En effet, dans tous les domaines de notre vie il nous arrive de gaspiller notre énergie sans que nous ne en rendions compte, ce qui disperse notre ki.
Le ki reliant l’esprit et le corps, il est important d’être vigilant à ce qu’on fait et à ce qu’on pense afin de ne pas éparpiller notre vitalité et de connaitre une succession de hauts et de bas qui pourraient pousser au découragement.
Pour cela, 3 règles à respecter :

Apprendre à donner du sens à ce que l’on fait. Avant de débuter quelque chose, se demander pourquoi ? au lieu de comment ? En effet, quoi de plus décourageant que de s’investir dans quelque chose pour au final s’apercevoir que cela n’avait aucun sens ?

Ne pas considérer le stress comme un ennemi. Son impact peut gravement endommager notre santé mais peut être limité si on appréhende ce sentiment comme stimulant.

– Ne pas être trop dur avec soi-même. Pour reprendre les mots de l’auteur : l’autocritique répétée est une source importante de fatigue émotionnelle, qui conduit à l’épuisement physique.

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Apprendre à être reconnaissant

Dans notre société de l’ego-roi, les excuses et remerciements se font rares. Pourtant en Asie, dire merci n’est pas perçu comme étant un signe d’infériorité, mais plutôt comme un moyen de conserver l’harmonie au sein de la société et en soi-même.
En japonais, il existe 2 mots pour dire merci :
« Kensha« , qui est un mélange des idéogrammes de « merci » et « ressentir » – ce qui nous incite à penser qu’il est nécessaire d’éprouver une réelle reconnaissance lorsque l’on dit merci pour ressentir les bénéfices de cette action.
« Arigatou« , qui lui signifie « difficile à obtenir« 

Ne pas considérer que tout nous est dû

Nous oublions parfois que le confort de notre époque et de nos pays Occidentaux est un privilège dont peu peuvent profiter en ce monde. Plus encore, c’est de la fragilité et de la rareté de notre existence dont il faut prendre conscience pour pouvoir apprécier tous les petites joies du quotidien (au travail, en famille…)

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Comprendre ce qu’est la vraie liberté

Comment atteindre la liberté si l’on ne contrôle pas déjà nos désirs ? La question nous est posée, à nous qui aujourd’hui sommes d’abord considérés comme des consommateurs avant des citoyens.
Acheter pour prendre du plaisir, cela n’a rien de mal en soi, mais lorsqu’un individu veut se procurer un objet pour avoir le sentiment d’exister, l’engrenage de la dépression amorcée se met en marche.

Pour les japonais, la liberté ne signifie pas pouvoir faire n’importe quoi.
Pour eux, la liberté est avant tout un état d’esprit.
C’est être délivré de l’emprise de ses passions et de ses émotions et avoir la force de s’accomplir, d’être soi-même.
Le meilleur moyen pour atteindre cette liberté, c’est la méditation.

En japonais, la liberté se dit « jiyu« , qui s’écrit de 2 caractères signifiant « soi-même » et « essence« .

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Bien que notre attention se concentre sur les évènements extérieurs, c’est notre état d’esprit au jour le jour qui détermine la qualité de notre existence. Il est donc important d’apprivoiser le cheminement de nos pensées et ce quelque soit l’environnement qui nous entoure (qu’il soit positif ou négatif, au travail, en famille…).

Choisir un symbole pour laisser son esprit voyager

Le mot japonais « Mitate » signifie « voir » et « construire« . C’est une méthode utilisée par les moines zen qui consiste à choisir un bel objet pour, à partir de celui-ci, créer une visualisation poétique avec leur esprit. Ainsi, les jardins japonais pouvaient servir de totem pour recréer spirituellement l’océan lors de séances de méditation.

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Toujours donner le meilleur de soi-même

Préférer la constance à la rapidité

La stabilité prouve avant tout une force de caractère et c’est une des valeurs que l’éducation asiatique cherche à inculquer.

Tenter comme si c’était notre dernière chance

« Shiken » s’écrit par l’idéogramme que l’on peut traduire par « vrai sabre » et signifie « faire quelque chose sérieusement » . Cela fait référence aux entrainements d’arts martiaux dans lesquels on utilisait de vrais sabres, pour que les élèves donnent le meilleur d’eux-même.
« Shiken » nous incite donc à ne plus survoler ce que l’on entreprend, mais à le réaliser comme si nous ne pouvions pas bénéficier d’une autre tentative.
Adopter une attitude shinken signifie s’impliquer sincèrement et complètement dans tous les domaines de notre vie. C’est dans cette capacité à donner le meilleur dans le moment présent que dépend le succès de nos relations avec autrui.

Apprendre à se détacher du résultat

Cette notion de Shiken sous-tend le fait de se fondre entièrement dans l’action, sans espoir d’obtenir ou d’éviter quelque chose.
Si l’on accompli une action uniquement dans l’espoir d’acquérir quelque chose, non seulement nous n’accomplissons pas l’action pour elle-même et passons à côté, mais en cas d’échec nous risquons de nous décourager.

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Apprendre à ne pas se disperser

Pour l’auteur, il existe 2 comportements récurrents qui conduisent à entraver notre développement personnel :

Ne pas essayer trop de nouvelles choses juste pour fuir le quotidien : consommer nos passions nous permet-il vraiment de remplir nos existences ?
Se focaliser sur quelques centre d »intérêts avec patience et persévérance est plus bénéfique que de s’éparpiller.

Ne pas changer de méthode sans l’avoir pleinement testée : si pour l’auteur il ne faut pas non plus aller jusqu’à l’obstination, il est clair qu’aujourd’hui nous méprisons tout ce qui prend du temps. Il faut donc laisser une chance à chaque méthode testée avant d’en changer.

« Gambaru » adressé à une personne signifie « bon courage » .
A la première personne, le terme signifie l’intention de donner le meilleur de soi-même.

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Continuer malgré les doutes

Nous avons tous de bonnes excuses pour ne pas nous lancer dans une grande aventure qui nous fait envie : le manque d’argent, de soutien, de visibilité, de temps, de préparation… Mais ce ne sont que des excuses.

Le terme « Kawakiri » signifie littéralement « couper la peau » et se traduit par commencement. Il désigne une cheminement salvateur dont les débuts sont difficiles.

Se lancer dans un projet peut parfois nous faire peur, mais l’auteur nous rappelle ces quelques vérités pleines de bon sens :

La douleur due au changement est éphémère

La douleur résulte de résistances psychologique

– Il faut apprendre à apprécier chaque étape vers notre objectif et ne pas vouloir aller trop vite

Les sacrifices peuvent être un moyen d’accomplissement.

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Aller à l’essentiel

Pour l’auteur, ce n’est pas le manque de chance, mais la répétition d’actions inutiles qui nous empêche de nous accomplir pleinement.
Pour réussir à atteindre nos objectifs et nous réaliser, il est nécessaire de prendre du recul et d’examiner si ce que nous faisons est utile et nous aide à accomplir ce que nous souhaitons réaliser ou tout simplement inutile.

Le terme « muda » désigne « l’inutile » mais aussi ce qui est contreproductif.

Voici plusieurs techniques permettant d’optimiser son temps et son énergie :

Limiter les gestes inutiles pour reposer le mental :
Nous passons beaucoup de temps à chercher, déplacer des objets à la maison, dans notre sac, au bureau… La technique pour éliminer ces muda est de déterminer une place pour chaque chose ainsi qu’un rituel de rangement après leur utilisation.

Maîtriser les pensées inutiles qui amenuisent l’énergie :
Sans vouloir arrêter le flot constant de pensées qui traverse notre esprit, il s’agit de laisser venir les pensées sans poser de jugement dessus en pratiquant la méditation. En effet, quand un jugement de valeur négatif est attribué à une pensée, celle-ci a tendance à se manifester de nouveau.

Fixer des objectifs intermédiaires pour vérifier l’efficacité des méthodes employées

Comprendre l’alternance des rythmes pleins et creux du corps humain

Ne pas perdre du temps avec ce qui n’en vaut pas la peine

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Affermir ses jugements

Pour prétendre montrer l’exemple aux autres encore faut-il savoir se contrôler soi-même :
– Ne pas être influencé par n’importe qui
– Mais ne pas accorder d’importance seulement aux avis des autres

« Baka » signifie littéralement « idiot »

Les techniques sont les suivantes :

Apprendre à reconnaitre qu’on est influençable, des limites de notre propre libre-arbitre

Apprendre à choisir ses influences, un environnement favorable et qui nous plait (amis, films, livres, décoration…)

Ne pas être baka de ses émotions : la colère ou la joie excessive nous font parfois prendre des décisions que nous n’aurions jamais prises en temps normal

Ne pas être baka de son esprit d’analyse : le cerveau ne traite qu’une partie des informations de notre environnement

Ne pas avoir peur d’être appelé baka

Ne pas partager toutes ses vérités : nos vérités ne doivent pas devenir une source d’isolement. Il faut parfois accorder plus d’importance à l’harmonie avec notre entourage qu’à notre raisonnement

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La sincérité avant tout

« Omotenashi » peut signifier « apporter« , « jusqu’au bout » ou « sans surface« , « sans arrières-pensées« .
C’est la recherche de l’amitié d’autrui en toute sincérité, qui s’applique dans tous les domaines de notre vie :

Ne pas placer le respect des codes avant le bien-être de son invité

Apporter ce qui est nécessaire : il faut se méfier de notre ego qui cherche toujours à impressionner son entourage. Les attentions doivent être portées à l’autre et non à notre propre personne.

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  • De très bons principes de développement personnels
  • Des anecdotes sur l’étymologie des mots qui rythment le récit
  • Une lecture facile achevée en 2 jours, mais sur laquelle revenir pour assimiler les principes énnoncés
  • Bon point : il y a un tableau récapitulatif à la fin du livre, reprenant les mots japonais, leur sens courant et leur enseignement

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